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Le Congrès International Assomption Ensemble 2010

mercredi 11 août 2010

Les « familles évangéliques » profitent de l’été pour se retrouver
Alors qu’une soixantaine de laïcs et religieuses de l’« Assomption Ensemble » tiennent leur premier congrès international à León (Espagne), d’autres communions de laïcs et religieuses se rassemblent

Congrès de l’« Assomption ensemble » en Espagne. Religieuses et laïcs partagent des temps de réflexion et de prière (photo Juan Carlos Fabero).

« C’est l’occasion de tisser des liens fraternels, de découvrir les défis des laïcs au Mexique, aux Philippines, au Rwanda ou au Japon, et de se sentir “boosté” par tant de créativité ! » Père de famille nombreuse, Renaud Desforges compte parmi les 60 délégués – laïcs et religieuses représentants les 34 pays et les quatre continents où les religieuses de l’Assomption sont présentes – qui sont rassemblés à León (Espagne) du 4 au 8 août pour le premier congrès international de « Assomption ensemble ».

Depuis dix ans, ce nom désigne la communion de religieuses et de laïcs engagés, vivant de la spiritualité de la fondatrice des religieuses de l’Assomption, sainte Marie-Eugénie Milleret. Certains de ces laïcs ont connu la congrégation par ses écoles, tel Renaud Desforges, qui représente la tutelle des religieuses de l’Assomption au sein du conseil d’administration du lycée Notre-Dame-de-Mongré à Villefranche-sur-Saône (Rhône).

D’autres l’ont découverte par diverses œuvres ou par des relations d’amitié avec l’une ou l’autre sœur. « La présence de ces laïcs est un enrichissement énorme », s’enthousiasme Sœur Marie- Geneviève, religieuse de l’Assomption, responsable du centre spirituel « Fleur des Neiges » à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), elle aussi déléguée à León.
"Faire le point sur ce qui se vit entre tous"
« Assomption ensemble » n’est pas la seule « famille évangélique » à profiter de l’été pour se rassembler. On dénombre pas moins d’une dizaine de ces temps forts cet été en France, mêlant généralement temps de détente et de convivialité, de prière et de réflexion. Comme pour « Assomption ensemble », certains de ces rassemblements sont internationaux.

C’est le cas de la famille évangélique des Filles du Saint-Esprit, qui rassemble 1 200 religieuses à travers le monde, 30 femmes consacrées de la branche séculière (celles-ci ne vivent pas en communauté et ne prononcent pas de vœu d’obéissance, choisissant elles-mêmes leur mission), et 450 laïcs associés, et qui se retrouve du 21 au 28 août à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), dans la maison-mère de cette congrégation fondée en 1706 par Marie Balavenne.

Une vingtaine de délégués – une sœur et un laïc engagé pour chacun des sept pays (Cameroun, Pérou, Grande-Bretagne…) où les religieuses sont présentes – se retrouveront pour « faire le point sur ce qui se vit entre tous », selon l’expression de Sœur Thérèse Revault, Fille du Saint-Esprit en Seine-Saint-Denis et coordinatrice de la famille évangélique en France, qui compte 110 associés dont environ 25 couples.
"Ces laïcs viennent partager notre spiritualité"
« C’est aux États-Unis, au milieu des années 1980, que des laïcs qui nous connaissaient par nos écoles ou nos œuvres sociales ont commencé à s’engager pour vivre notre spiritualité et partager nos missions », poursuit Sœur Thérèse Revault.

De même, en juillet 2009, la communion (laïcs et religieuses confondus) de la Sainte-Famille de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) avait rassemblé une centaine de délégués venant de quinze pays, pour une étude commune des documents de référence sur les laïcs associés.

« Ces laïcs ne viennent pas nous remplacer mais partager notre spiritualité », assure Sœur María-Magdalena León Alvarez, supérieure générale de cette congrégation fondée en 1816 par sainte Émilie de Rodat pour scolariser les filles pauvres et soigner les malades.

C’est lors de leur rassemblement international – 80 délégués religieux et laïcs au cours de l’été 2008 dans leur maison-mère de Ploërmel (Morbihan) – que les frères de Ploërmel ont trouvé leur nom de communion : « la famille mennaisienne », du nom de l’un de leurs deux fondateurs bretons, au début du XIXe siècle, Jean-Marie de la Mennais.
Réfléchir à la transmission et aux nouvelles technologies
Et, surtout, que se sont constitués les premiers groupes mennaisiens. « Il en existe déjà dix en France avec 80 laïcs », se réjouit F. Daniel Brillant, qui se prépare à animer, du 17 au 22 août, un pèlerinage de Saint-Malo à Ploërmel sur les pas du fondateur avec une cinquantaine de frères et de laïcs.

Ce même souci de vivre un temps d’amitié avec des laïcs se retrouve chez les frères et sœurs missionnaires des campagnes. Comme tous les deux ans depuis vingt ans, ils vont vivre une semaine de vacances, du 8 au 15 août, à Cléguérec (Morbihan), mêlant une quarantaine de religieux et religieuses et onze couples engagés en milieu rural… et un total de 30 enfants et adolescents.

Pour la première fois, un thème est proposé – « Légendes et contes d’hier, monde virtuel d’aujourd’hui » – afin de réfléchir entre générations à la transmission et aux nouvelles technologies. « Cette présence des laïcs nous renvoie à notre baptême commun et à notre manière de le déployer dans nos façons complémentaires d’être missionnaires dans le monde rural d’aujourd’hui », souligne Sœur Odile Chevereau, 70 ans, sœur missionnaire des campagnes dans le Loiret. Au total, la famille évangélique des missionnaires des campagnes rassemble 95 sœurs, 130 frères et quelque 120 laïcs adhérents en France, au Portugal, au Burkina Faso et au Togo.

« Un des grands avantages d’être devenus une famille évangélique internationale est de nous permettre de partager avec des frères et sœurs lointains, notamment dans les épreuves et les difficultés, résume Sœur Brigitte Coulon, conseillère générale des religieuses de l’Assomption après avoir longtemps été supérieure provinciale au Mexique. Les gestes de solidarité se multiplient et notre fraternité devient signe d’une solidarité de la mondialisation.

Claire LESEGRETAIN

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